Selon l’ONCC, cette baisse des exportations, elle-même corollaire de la baisse de la production, est la conséquence «de conditions météorologiques peu favorables». Mais, d’autres sources estiment que cette situation serait davantage liée aux exportations illégales vers le Nigeria. Car, apprend-on, «le réseau routier qui relie certaines zones caféières du pays à la capitale économique, Douala (qui abrite le port le plus important du pays), est en très mauvais état».
Ces statistiques de l’ONCC confirment la mauvaise passe dans laquelle se trouve la filière café au Cameroun, avec une production nationale qui a chuté de plus de 56% en 2013. Pour conjurer cette dégringolade de la filière, l’Interprofession cacao-café (CICC) a lancé un plan de sauvetage d’urgence de 900 millions de francs Cfa sur 6 ans, alors que l’Union européenne, elle, a promis un financement de 15 milliards de francs Cfa au titre du 11ème FED.
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